 Didier DOUZIECH Didier DOUZIECH est ce qu'on appelle un Manager international.Avec une solide formation d'ingénieur Arts & Métiers et de riches d'expériences, allant de la PME à la multi nationale, de la France profonde à de multiples pays complexes comme le Japon, Didier DOUZIECH ne s'interdit pas d'être un simple citoyen du monde. Un citoyen conscient et lucide, tant du constat que des enjeux; et de tout cela il se veut force de proposition. Mais c'est quoi une force de proposition quand elle prêche dans le désert? C'est pourquoi Didier DOUZIECH nous propose de partager cet article, le Planétisme, et vous propose de réagir sur son site. Une initiative intéressante et que nous partageons ... Bonne lecture.
"Nous faisons face à une crise financière qui devient une crise économique mondiale. Nous affrontons une crise sociale, depuis longtemps dans les pays dits « en voie de développement » et on nous annonce une crise sociale dans les pays dits « riches ». La crise environnementale, enfin reconnue, est déjà fortement avancée : dérèglement climatique, destruction de la biodiversité, épuisement des ressources, pollution de notre environnement. Et il y a la crise du sens de la vie qui se traduit par le développement du mal être, des états dépressifs, des fuites de toutes sortes, des fanatismes, du terrorisme, des suicides, etc … Enfin, il y a le risque d’accélération de toutes ces crises, la crise économique amplifiant la crise sociale, faisant passer au second plan la crise environnementale qui aggraverait la crise du sens de la vie et ainsi de suite.
Bon, gardons le moral et faisons le tour des solutions !
Un capitalisme régulé ou réglementé : c’est mieux que l’ultralibéralisme qui s’écroule, mais ce sera très compliqué à définir, puis à implémenter et, de toute façon, cela ne remettra pas en cause les fondements pernicieux de ce système : faire reposer le fonctionnement du monde sur l’appât du gain …
Le communisme : je suis consterné de voir certains leaders de la gauche de la gauche, ragaillardis par la crise, revenir aux vielles recettes d’une idéologie qui a déjà fait la preuve de son incapacité à fonctionner durablement et équitablement. Prôner la distribution des richesses aux pauvres comme solution à la crise, au nom de la hausse du pouvoir d’achat, c’est sympathique, mais malheureusement sans avenir. L’histoire l’a prouvé.
Je passe sur les diverses autres solutions essayées ici ou là, comme la social démocratie, le capitalisme d’état à la chinoise, etc … dont aucune ne résiste à toutes ces crises.
Il y a une autre solution qui germe depuis longtemps, en mode dispersée, dans les discours de certains et les pratiques d’autres et à qui je me permets en toute modestie de donner un nom : le Planétisme.
Le Planétisme repose sur 4 piliers :
1. L’Humanisme, c'est-à-dire l’éclosion d’une société où la priorité est donnée au développement chez chacun de l’être plutôt que de l’avoir, de l’harmonie entre les personnes, les communautés et les peuples, plutôt que la recherche du renforcement de l’égo et de la puissance. 2. Le Vrai Mondialisme, tel que défini par l’association les « Citoyens du Monde », consiste à remplacer progressivement les états nations par une gouvernance mondiale contrôlée par une assemblée représentative de tous les peuples de la planète. 3. Le Développement Durable : c'est-à-dire un modèle de société reposant d’une façon concomitante et harmonisée, sur le développement économique, le développement social et la préservation de l’environnement. 4. L’éducation au niveau mondial à des valeurs communes et à une seconde langue commune, comme l’Espéranto, langue facile à apprendre et apatride, parlée depuis plus de 100 ans par environ 1.00.000 de personnes, de nos jours dans 115 pays.
On me rétorque, c’est utopique ! Je réponds, non, à mon avis c’est 4 fois utopique et l’addition de 4 utopies complémentaires égale « réalisme » !
Quels sont les atouts du Planétisme ?
Premièrement, ces 4 piliers se supportent l'un l’autre. L’Humanisme est le moteur du Vrai Mondialisme, du Développement Durable et de l’éducation à des valeurs communes et en retour ces 3 axes de développement donnent du sens à l’Humanisme. Le dérèglement climatique et la famine ne connaissent pas les frontières et sont mêmes aggravés par elles. Donc, travailler efficacement à une économie durable, à la préservation de notre écosystème et à l’amélioration de la condition humaine transcende les clivages nationaux et donne tout son sens au projet des Citoyens du Monde qui proposent d’abolir les états-nations. Enfin, une citoyenneté commune est synonyme de valeur et de langue commune.
Le deuxième et le troisième atouts du Planétisme sont l’expérience et l’énergie qui le portent. En effet, ses 4 principes sont déjà très documentés et mis en œuvre depuis longtemps, mais à trop petite échelle, car ils leurs manquent l’énergie suffisante pour être mondialement influents. Hors, justement, apparaît maintenant une source d’énergie énorme : l’énergie du désespoir provoquée par ces graves crises qui nous menacent et qui font déjà mal à certains d’entre nous. Cette énergie peut soit devenir incontrôlée et aggraver les crises, soit être canalisée pour alimenter le Planétisme.
Enfin le quatrième atout du Planétisme est l’espoir qu’il représente. Nous, les personnes en situation de comprendre et d’agir, avons une motivation supplémentaire qui nous transcende, celle de pouvoir dire un jour à nos enfants, petits enfants et, espérons, arrières petits enfants : « j’étais là quand notre civilisation a touché le fond et j’ai participé à la sauvegarde de la Planète. »
Avant de lancer le débat sur les moyens de lancer puis d’appliquer le Planétisme, il serait bon d’avoir ton avis sur ses principes. Pour cela il te suffit de cliquer dessous sur « Commentaires » et de t’exprimer. Vas-y !" Vous pouvez réagir à cet article directement avec l'auteur (au bas de la page). |