Probablement un savant mélange de tout cela...

En me "frottant" au monde industriel, notamment celui de l'automobile et de la sidérurgie, j'ai pu observer la grande difficulté que rencontrent les entreprises à appréhender l'environnement.

D'abord d'un point de vue réglementaire. La législation et la réglementation sont relativement récentes ; du moins en terme d'obligation de mise en oeuvre. De plus, elles sont de plus en plus contraignantes pour l'industrie.

Ensuite, d'un point de vue strictement économique et financier. L'entreprise a pour principal but de créer de la richesse, de dégager des bénéfices. La protection de l'environnement, la mise en conformité d'installations plus ou moins anciennes et vétustes, la mise en place de filières d'élimination de déchets, le traitement des eaux usées... tout cela entraine un coût parfois très élevé.
Les chefs d'entreprises, lorsqu'ils sont pressés par les institutions telles la DRIRE, rechignent souvent à aborder ces questions, car elles touchent l'entreprise là où elle est parfois faible : le budget, la trésorerie, bref... le nerf de la guerre, l'argent. Ce qui nous amène directement à l'Homme, qui sans cette richesse ne peux travailler dans l'entreprise... La boucle est bouclée.

C'est pourquoi j'ai vite compris la limite de mon métier strictement environnementaliste. Aborder les problè;mes environnementaux sans pouvoir exiger la présence autour de la table des négociations du Directeur Financier ou du Directeur des Ressources Humaines , m'est vite apparu stérile, vide de sens, contre productif.

Convaincre, former, (marteler?), négocier et surtout, surtout, aboutir à une solution qui, d'une façon ou d'une autre, apportera la pierre à l'édifice de la gestion raisonnée de la planète."