Le PS apporte son soutien au Grenelle de l'environnement

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Écrit par Patrick Roger (Le Monde)   
23-10-2008

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Cinq cent vingt-six voix pour ; quatre contre. Le vote, mardi 21 octobre, du projet de loi sur le Grenelle de l'environnement a scellé un moment de quasi-unanimité, comme l'Assemblée nationale en connaît rarement. Seules quelques voix communistes ont voté contre. 

Le ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo, n'a guère dissimulé son émotion, conscient qu'il "revenait de loin". "Quelque chose de magique s'est passé. Tout le monde a joué le jeu", a-t-il insisté, soulignant combien, dans la nuit du jeudi 16 au vendredi 17, l'accord intervenu avec le PS pour accélérer l'examen du texte a permis de le "sauver".

"POLITESSE"

Après avoir choisi de s'abstenir sur le revenu de solidarité active (RSA) et le plan de soutien bancaire, ce qui avait provoqué des remous au sein du groupe, les socialistes ont, de fait, créé la surprise en décidant de voter le projet de loi Borloo. "Nous avons pris nos responsabilités afin de ne pas affaiblir la position de la France" dans les négociations européennes sur le climat et l'énergie, ont expliqué leurs députés. Jean-Marc Ayrault, le président du groupe, a aussi fait valoir que le gouvernement avait accepté de nombreux amendements socialistes, mais il a aussitôt précisé que cet "engagement pour le développement durable" ne valait pas quitus au gouvernement. "L'affichage d'une ambition, c'est bien, nous attendons que les actes suivent", a-t-il précisé.

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François Hollande et Jean-Marc Ayrault avant le vote des députés sur le projet de loi du Grenelle de l'environnement, mardi 21 octobre. AFP/PATRICK KOVARIK
 

Les Verts, qui se sont abstenus, restent réservés. "Le souriceau qui vient de naître n'est guère plus qu'une politesse faite à l'environnement", estiment-ils. Une façon de souligner que si le gouvernement affiche sa volonté de promouvoir "la croissance verte" pour contrer les risques de récession, tout reste concrètement à faire.

Le texte, qui va maintenant être transmis au Sénat, se contente en effet de fixer quelques grands objectifs, comme construire 2 000 km de lignes ferroviaires à grande vitesse d'ici à 2020, faire passer la part des énergies renouvelables dans la consommation d'énergie finale à 23 % ou adopter des normes basse consommation d'énergie pour tous les bâtiments neufs à partir de 2012. Ces objectifs devront trouver des financements soit dans la loi de finances pour 2009, soit dans un autre texte, "le Grenelle 2", dont l'examen n'interviendra pas avant 2009.

Source Le Monde ; Patrick Roger
 

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