Le fureteur écolo de Google |
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| Écrit par Benjamin KÖNIG | |
| 03-03-2009 | |
Un frigidaire, une cuisinière, avec un four en verre… Si Boris Vian entonnait de nos jours sa Complainte du progrès, il s’entendrait répondre : «Et ça consomme combien ?» Une question délicate quand, sur son compteur électrique, le seul indice est un disque qui tourne ou une suite de chiffres. Google veut y remédier, et a annoncé la semaine dernière, le test aux Etats-Unis d’un service qui permettrait à chacun de réduire sa consommation électrique de 5 à 15 % : le Google PowerMeter (1). Pour que les usagers réduisent leur consommation électrique, encore faut-il qu’ils puissent la mesurer.
Sur un ordinateur couplé à un compteur intelligent, chacun pourra ainsi, en temps réel, savoir précisément quel appareil consomme quoi. Et donc maîtriser sa dépense énergétique. «C’est une très bonne initiative, s’enthousiasme Gaël Virlouvet, responsable éco-consommation à France Nature Environnement. L’auto-évaluation en temps réel est le meilleur moyen de prendre conscience de son impact. Et ça va stimuler aussi les fabriquants d’électroménager, qui devront fabriquer des appareils moins gourmands.» Enthousiasme partagé du côté d’Electricité Réseau Distribution France (ERDF) : «Google nous rend un énorme service en vue de la généralisation de ces compteurs», assure Jean Vigneron, en charge de la campagne d’installation de compteurs intelligents en 2012.Aucune date ne filtre, en revanche, sur l’arrivée du PowerMeter en France. Mais d’autres peuvent le faire : EDF notamment. «Nous avons des programmes sur le sujet, assure-t-on chez le fournisseur historique. Mais nous ne pouvons communiquer sur le Google PowerMeter, il est encore trop tôt.» Même silence à l’Ademe, qui se dit pas assez informée. Au fait, quel est l’intérêt de Google à fournir gratuitement ce type de service ? «Une réelle démarche environnementale, argue le géant informatique. Et une question d’image, c’est vrai…» Autre bénéfice escompté : la collecte de données sur le comportement énergétique des consommateurs. Google France s’en défend mais reste que l’avantage de pouvoir évaluer et maîtriser sa consommation intéressera plus d’un utilisateur. source libération |